Je me suis formée à cette méthode en juin 2023 et tout de suite je me suis appropriée cet outil. Je me suis équipée de peluches : représentant les membres de la famille (parents, enfants…), représentant les émotions et d’autres objets pour visualiser les interruptions naturelles de grossesse, les interruptions médicales de grossesse, les interruptions volontaires de grossesse, les maladies, les comportements interdits…
J’ai pris des automatismes dans ma pratique, pour les 60 questions posées dans ce protocole.
Pendant 3 ans, j’ai rencontré beaucoup d’enfants avec un endormissement difficile, un sommeil perturbé, des réveils nocturnes nombreux et agités, de l’encoprésie, de l’énurésie, des émotions débordantes et les comportements qui vont avec (morsures, colères, renfermement, révolte, tristesse intense…), des séparations difficiles avec les parents, l’impossibilité de dormir en dehors du domicile familial, sans papa et maman…
Ce que j’aime dans cette technique c’est qu’elle vient mettre en lumière l’histoire complète de l’enfant. Elle vient rétablir LA vérité sur ce qu’il a vécu. L’enfant a pu s’imaginer sa propre histoire, ses propres croyances… je ne touche pas l’enfant pendant la séance, il a cet espace de « je suis entendu », les peluches apportent de la légèreté sur des sujets difficiles.
Ce que j’ai pu entendre avant la séance : « je n’en ai jamais parlé car je pensais qu’il ne comprendrait pas », « je ne pensais pas que ce que j’ai vécu pendant ma grossesse pouvait avoir autant d’importance », « je ne vois pas le rapport entre ce que j’ai vécu et le comportement de mon enfant »
Ce que j’ai pu entendre en fin de séance : « ça fait beaucoup de peluches ! , ça fait beaucoup d’émotions ! », « au fur et à mesure des questions, je m’aperçois qu’il y a eu beaucoup d’émotions », « je comprends, sa réaction prend tout son sens. »
Ce que je peux observer en séance :
des parents qui se libèrent de leurs émotions, qui prennent conscience qu’il est important de prendre soin de leurs émotions, qui parlent plus ouvertement à leur enfant, qui osent dire la vérité à leur enfant
des enfants qui vont faire un câlin à maman, qui regarde maman avec des yeux qui veulent dire « c’est vrai ça ? », qui prennent conscience que c’est à maman de prendre soin de ses émotions et non plus à lui, qui peuvent s’arrêter de jouer, venir près de moi pour me poser des questions.
Et encore pleins d’autres choses !
En ce début 2026, Audrey Mée lance le module 2 de la méthode, j’hésite mais je ne me lance pas ! Et fin février, je reçois un mail : il reste une place pour la formation ! Je sens qu’il est important pour moi d’y aller ! Après une organisation de mon planning professionnel et personnel, c’est parti !
Je n’imaginais pas que cette semaine de module 2 (module EXPERT) allait tant me remettre en mode de REPERAGE. Cette semaine d’échange, de pratique, d’analyse de la pratique a été dense et riche.
J’en ressors grandi, riche de nouvelles idées pour renforcer mes séances, décortiquer encore un peu plus les histoires, les liens avec les lignées avant papa et maman…
J’ai pris conscience de l’impact que l’histoire familiale peut faire sur les comportements.
Aujourd’hui j’ai conscience qu’une séance « raconte moi mon histoire » est :
- un espace d’écoute de l’enfant, du parent,
- un temps de libération des émotions pour les parents et les enfants
- un temps riche en éclairage sur les émotions de chacun, sur les répétitions dans les familles, sur les somatisations
- des prises de consciences que chacun peut avoir des émotions différentes
- un moment d’explication sur ce qui s’est passé avant, pendant, après la grossesse
- un temps où les loyautés familiales peuvent coupées
- un temps où chacun peut reprendre sa juste place